Publication d’un nouveau décret en matière de police des déchets

Publication d’un nouveau décret en matière de police des déchets

police des déchets
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Alors que le gouvernement a adopté un décret n° 2026-435 en date du 2 juin 2026 portant diverses dispositions relatives à la sortie du statut de déchet, aux sous-produits et au tri des biodéchets (voir notre commentaire sur le blog ), le Premier ministre a pris à la même date un décret n° 2026-433 afin de :

En ce sens, le décret prévoit au IV bis de l’article R. 512-47 du code de l’environnement de nouvelles exigences sur la composition du dossier de déclaration de certaines installations classées :

Ainsi lorsque le projet relèvent des rubriques précitées, le dossier de déclaration doit contenir :

Pour mémoire, ce même article dispose qu’une fausse déclaration est passible de sanctions conformément au code pénal.

Au IV ter de ce même article, le décret n° 2026-433 prévoit que si le projet relève uniquement des rubriques 2700 à 2799, le dossier de déclaration doit intégrer :

Concernant l’accord émanant de l’exploitant de l’installation classée, il doit comprendre :

Toutefois si les déchets sont accueillis sur un site qui n’est pas une installation classée, l’accord du ou des propriétaires de chaque parcelle les acceptant comporte :

Ensuite, le décret n° 2026-433 modifie l’article R. 541-12-16 du code de l’environnement en indiquant que l’autorité titulaire du pouvoir de police est :

Par ailleurs, ce même décret prévoit que si des déchets, dangereux ou non dangereux, abandonnés, déposés ou gérés illégalement ont postérieurement été mélangés avec d’autres déchets, les dispositions prévues à l’article L. 541-3 s’appliquent à chaque producteur ou détenteur de déchets, qui demeure responsable de ses déchets jusqu’à leur élimination dans des conditions conformes à la réglementation (I du nouvel article R. 541-12-0-1 du code de l’environnement ).

D’ailleurs, la quantité des déchets dont il est tenu pour responsable est évaluée par l’autorité compétente en proportion du manquement qui peut lui être imputé (I du nouvel article R. 541-12-0-1 du code de l’environnement ).

Pour information, ces dispositions ne s’appliquent pas aux personnes physiques ou morales pour leurs déchets collectés conformément à l’article L. 2224-13 du code général des collectivités territoriales, dès lors qu’elles ont respecté le règlement de collecte et les consignes de tri (II du nouvel article R. 541-12-0-1 du code de l’environnement ).

Quant au plan régional de prévention et de gestion des déchets, le gouvernement a précisé qu’il concerne les déchets importés pour être gérés dans la région, exportés pour être gérés hors de la région, tout en incluant désormais les déchets susceptibles d’être transférés au départ ou à destination du territoire national (version modifiée de l’article R. 541-15 du code l’environnement ).

Pour ce qui est des exploitants d’installations où les déchets perdent leur statut de déchet, ils doivent dorénavant transmettre les données sur le registre national des déchets, terres excavées et sédiments au plus tard, un mois après la production, l’expédition, la réception ou le traitement des déchets ou des produits et matières issus de la valorisation des déchets, et chaque fois que cela est nécessaire pour mettre à jour ou corriger une donné (version modifiée du 5° du II de l’article R. 541-43 du code de l’environnement ).

Sur ce même registre, les données seront aussi transmises par les personnes produisant ou traitant des terres excavées et sédiments, y compris celles effectuant une opération de valorisation de terres excavées et sédiments et les exploitants d’installation de transit ou de regroupement de terres excavées et sédiments (version modifiée de l’article R. 541-43-1 du code de l’environnement ).

Pour ce qui est du télé-service relatif au système de gestion des bordereaux de suivi de déchets, ce dernier est confiée au bureau de recherches géologiques et minières (version modifiée de l’article R. 541-45 du code de l’environnement ).

D’ailleurs, le décret prévoit que le collecteur de tournée de collecte de déchets dangereux ou des déchets POP complète le bordereau électronique avec les annexes prévues à cet effet lorsqu’il effectue une collecte auprès de plusieurs personnes pour un unique type de déchet (version modifiée de l’article R. 541-45 du code de l’environnement ).

Lors de la réception et de la réexpédition des déchets, le transporteur et la personne qui reçoit les déchets complètent aussi le bordereau électronique (version modifiée de l’article R. 541-45 du code de l’environnement ).

Concernant les substances ou objets produits au sein d’une plateforme industrielle et dont la production n’était pas le but premier du processus de production, le décret n° 2026-433 ne conditionne plus la sortie du statut de déchet à la transmission par l’exploitant d’éléments justifiant que la substance ou l’objet n’a pas d’incidence globale ou nocive pour l’environnement ou la santé (version modifiée de l’article L. 541-4-5 du code de l’environnement ).

Depuis l’adoption des décrets du 2 juin 2026, il convient de relever que cette condition de sortie du statut de déchet ne figure plus à l’article L. 541-4-3 du code de l’environnement, mais est actuellement codifiée à l’article D. 541-12-15-1 du code de l’environnement.

A propos des critères de performance de l’installation de stockage de déchets non dangereux non inerte et du prix de traitement des déchets pour les quantités réservées, leur régime a été abrogé par le décret précité (ancien article R. 541-48-2 du code de l’environnement ).

Pour finir sur les sanctions, le pouvoir réglementaire a renforcé les peines pour deux infractions à la législation des déchets :

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