
Droits fondamentaux : condamnation de la France pour contrôle au faciès
Par Frank ZERDOUMI, juriste (Green Law Avocats)
Entre 2011 et 2012, six ressortissants français d’origine africaine ou nord-africaine ont fait l’objet de contrôles d’identité qu’ils qualifiaient de profilage racial ou contrôle au faciès. L’un d’entre eux a subi trois contrôles en l’espace de dix jours, dont deux la même journée.
D’après les requĂ©rants, ces contrĂ´les auraient Ă©tĂ© effectuĂ©s en violation de l’article 14 et de l’article 8 de la Convention europĂ©enne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertĂ©s fondamentales, en ce sens qu’ils auraient Ă©tĂ© effectuĂ©s pour des motifs raciaux et auraient portĂ© atteinte Ă leur droit au respect de la vie privĂ©e.
La France a-t-elle fait preuve de discrimination envers les requérants dans le cadre de contrôles d’identité ? Les faits concernant les requérants constituent-ils un traitement discriminatoire ?
La Cour europĂ©enne des droits de l’homme a rĂ©pondu Ă ces questions par l’affirmative, mais pour un seul des requĂ©rants, reconnaissant donc que l’État français a violĂ© les articles 8 et 14 de la Convention europĂ©enne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertĂ©s fondamentales en procĂ©dant Ă ces contrĂ´les (dĂ©cision commentĂ©e : CEDH, 26 juin 2025, n° 35844/17 ).



